Taxe rose : des produits plus chers pour les femmes

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Publié le 12.04.16
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Le gouvernement cible la taxe rose.

Avez-vous déjà remarqué que les rasoirs pour femme sont plus chers que leur version équivalente pour homme ? Sous prétexte que le produit se vendrait moins, les supermarchés en profitent pour élever le prix alors que les performances ne sont pas meilleures que la version masculine du produit. Ce phénomène de taxe rose semble préoccuper le gouvernement qui a décidé de se pencher sur la question.

La taxe rose, qu’est-ce que c’est ?

Les produits pour homme en bleu et ceux pour femme en rose, comme à la maternité. Le souci c’est que par exemple, sur un gel à raser ayant les mêmes caractéristiques, le gel à raser pour femme est plus cher ! Pourquoi ? Et bien parce qu’il a un packaging rose ! C’est pourtant la seule différence qui existe entre les 2 produits. Et attention car ça commence dès le berceau : les kinder surprise pour filles coûtent 18 centimes de plus que la version pour garçon dans certaines enseignes de supermarché.

Le gouvernement étudie la question de la taxe rose

En application de l’article 48 de la loi Macron, un rapport sur les éventuelles différences de prix entre des produits destinés aux hommes et aux femmes a été récemment remis au Parlement.
Le Gouvernement a réalisé une étude sur la différence de prix pratiqués dans le cadre de la taxe rose. L’étude a donc ciblé les produits dont le marketing s’adresse clairement à sexe en particulier.
Cette étude menée en décembre dernier reposait sur deux sujets d’observation :

  • Un premier axe portait sur les prix des rasoirs, des déodorants et des crèmes hydratantes. Ces produits avaient été passés au crible.
  • Le second axe étudiait les différences de prix concernant des service comme le déménagement, de dépannage automobile et le dépannage serrurerie.

Le gouvernement en a conclu que la taxe rose n’était pas fondée car les disparités entre sexes pouvaient être défavorables aux hommes ou aux femmes selon les produits.
Toutefois, le rapport reconnait la présence d’un marketing genré entraînant un surcoût et contribuant à maintenir les idées sexistes dans l’imaginaire collectif.
Le gouvernement a donc décidé de mener une action de concertation avec les supermarchés et industriels pour lutter contre ce phénomène de taxe rose.

Et la taxe sur les tampons ?

En France il existe plusieurs taux de TVA : la TVA à 20% s’applique à la majorité des ventes de produits et de services. le taux intermédiaire à 10% concerne la restauration, les droits d’entrée aux musées et parcs ou le transport de voyageurs. Pour les produits de première nécessité, le taux réduit à 5,5% est appliqué. Mais il y a eu quelques changements en 2016, notamment sur ce qui concerne les tampons.

Un combat remporté pour la cause féminine

Jusqu’en 2015, les tampons, serviettes hygiéniques et cups menstruelles n’étaient pas considérés comme des produits de première nécessité et étaient taxés à 20%. Une véritable honte puisque les protections périodiques sont bien évidemment un produit de première nécessité pour les femmes.
Après une lutte sans relâche de la part des associations féminsites, Le 21 novembre 2015, le Sénat vote l’abaissement du taux de TVA sur les protections périodiques – tampons, serviettes, coupes menstruelles – de 20% à 5,5%.
Le 1er janvier 2016, la baisse de la TVA de 20% à 5,5% est applicable en France sur les protections hygiéniques. Ce combat a été long mais a été remporté par la cause féminine, qui sait si la taxe rose ne subira pas le même sort ?

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