Étiquettes énergie : sont-elles vraiment fiables ?

La fiabilité des étiquettes énergies

Vous connaissez tous ces étiquettes de couleur qui ornent les appareils électroniques dans les magasins d’électroménager. Elles sont censées vous aider à choisir des équipements moins consommateurs d’énergie, à la foi bons pour l’environnement et pour votre porte-monnaie. Mais selon l’UFC-Que Choisir, ces étiquettes énergies ne seraient pas fiables.

Étiquette énergie : économie et écologie

Les étiquettes qui indiquent le niveau de consommation d’un produit ont été mises en place en 1992. Elles sont obligatoires sur les appareils électroménagers (les réfrigérateurs, les congélateurs, les fours, les lave-linge, etc.) et les ampoules électriques. Elles permettent aux consommateurs de choisir des produits qui ont une consommation électrique plus faible.

Un système de lettres et de couleurs

Pour faciliter leur lecture, les étiquettes énergie indiquent le niveau de consommation des objets avec des lettres et des couleurs. Les appareils les moins gourmands en énergie sont notés A++, A+ ou A et portent la couleur verte. La lettre B porte la couleur vert clair, et ainsi de suite jusqu’à la lettre G qui est associée au rouge. Selon cette classification, un appareil portant la lettre G est particulièrement consommateur d’énergie. C’est donc un mauvais choix pour votre portefeuille, comme pour la planète. Les étiquettes indiquent également la consommation de l’appareil en kWh par année. Enfin, le bruit émis par l’équipement est inscrit en décibels.

Une fiabilité remise en question

Voilà maintenant plus de vingt ans que nous choisissons nos appareils électroménagers en fonction de l’étiquette énergie. Mais, selon la dernière étude MarketWatch menée par UFC-Que Choisir, elles ne seraient pas fiables dans la plupart des cas.

Une étiquette sur deux non conforme

C’est dans le cadre du projet européen MarketWatch, qui lutte pour une meilleure information des consommateurs, que l’UFC-Que Choisir a épinglé ces étiquettes. En effet, selon l’organisme, ces étiquettes sont souvent non conformes. Dans les magasins physiques, les enquêteurs ont notamment observé que les étiquettes étaient totalement absentes sur un appareil sur cinq. Lorsqu’elles étaient présentes, elles étaient parfois disposées de manière à ne pas être visibles par le consommateur. Si certains magasins se distinguent comme étant des bons élèves, leur niveau de conformité ne dépasse jamais 70% !

Magasins en ligne : des progrès à faire

Du côté du e-commerce, l’étude est claire : les vendeurs en ligne ont des progrès à faire ! En effet, les vendeurs d’électroménagers à distance ont un taux de non-conformité de 90% ! La raison principale de ce mauvais résultat est l’ordre des informations énergétiques qui n’est pas respecté. Les consommateurs ont donc plus de mal à comparer les différents appareils.

Mauvais résultats en France

Cette étude a été menée sur plusieurs pays européens. Malheureusement, les résultats ne sont pas bons pour les consommateurs français ! En effet, la France se situe bien en dessous de la moyenne européenne. Sur 70.712 produits testés en Europe, 48% se sont révélés non conformes contre 56% en France. Dans les magasins physiques comme sur internet, il reste donc des efforts à faire !

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